Les métaux lourds

Les métaux lourds ? Sommes-nous tous concernés ?

Voici quelques éléments de réponse pour vous aider à limiter l’absorption de ces poisons du quotidien, invisibles mais omniprésents dans notre environnement, que ce soit depuis notre assiette, l’eau que l’on boit ou l’air que nous respirons.

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Pourquoi faut-il s’en inquiéter ? De nombreuses études montrent le lien croissant entre les maladies dégénératives (Parkinson, Alzheimer), les maladies auto-immune ou l’hyperactivité de l’enfant et l’intoxication aux métaux lourds (ML). En effet, c’est parce que les ML nuisent à l’assimilation de certains nutriments qu’ils entraînent des phénomènes de sur-utilisation de ces nutriments, notamment les antioxydants (vitamines et minéraux), indispensables pour le bon fonctionnement de nos cellules. Ainsi cette sur-utilisation peut provoquer des carences importantes en nutriments.

Le processus d’intoxication aux ML est assez simple à comprendre :   + il y a de polluants qui entrent dans le corps + le corps aura besoin de nutriments pour les “piéger” + les organes seront à risque de carences en nutriments, ces derniers étant déjà utilisés pour piéger les métaux lourds.

C’est pourquoi le corps doit consommer + de nutriments riches en fibres + de vitamines et de minéraux pour s’en débarrasser de manière naturelle, via les selles, les urines, la transpiration, la respiration.

Cela grâce à nos émonctoires (poumons-foie-intestins-reins-peau) chargés du nettoyage et recyclage des déchets. Les déchets sont produits par l’organisme lui-même (endogènes) ou arrivent de l’extérieur (exogènes). De ce fait, la neutralisation des ML nécessite un apport supplémentaire d’antioxydants spécifiques.

La détoxification des ML à lieu durant toutes les phases du métabolisme, c’est à dire l’ensemble des transformations chimiques et biologiques qui s’accomplissent dans le corps à chaque instant.

En résumé, si les antioxydants visant à éliminer les ML circulants  (par chélation organique), ne sont pas présents en quantité suffisante, le corps tâche de les stocker où il le peut, en attendant de pouvoir les éliminer un jour !!!!

C’est pourquoi les ML se retrouvent dans tous les tissus de l’organisme où ils s’accumulent (masse graisseuse, articulations…) y compris dans les principaux organes : cerveau, foie, reins où ils se fixent rapidement. Les ML sont véhiculés par les systèmes circulatoires principaux : sang et lymphe.

Les principaux métaux lourds que l’on retrouve chez les patients atteints de maladies dégénératives sont nombreux et ont comme chef de file l’aluminium, très présent dans l’alimentation, vient ensuite le mercure, le plomb, l’arsenic et également le cadmium…Pour en savoir plus, voici un lien.

Où les trouve-t-on ? La présence de ML est partout dissimulée dans chaque élément air-eau-terre indispensable quotidiennement pour vivre. C’est pourquoi il est bien difficile d’y échapper. Que ce soit par contamination de l’eau du robinet via les canalisations en plomb trop anciennes de nos réseaux d’eau potable ou directement issue des nappes phréatiques souillées par de nombreux produits chimiques phytosanitaires utilisés dans l’agriculture non bio, de nos usines polluantes.  

L’air que l’on respire n’échappe pas non plus aux sources de ML via le CO2 des gaz d’échappement de nos voitures et des rejets polluants dans l’atmosphère de nos usines.

N’oublions pas le tabagisme – d’après un communiqué du CNCT (Comité National Contre Le Tabagisme)par la combustion du tabac, qui produit de nombreuses substances toxiques pour l’organisme dont les goudrons, les gazs toxiques comme le monoxyde de carbone et les ML (cadmium, mercure, plomb…)

Ainsi les additifs de conservation s’invitent à notre table si nous n’y prenons garde. Par le biais de notre alimentation (fruits, légumes, céréales non certifiés bio) et les nombreuses sources de contamination que ces aliments peuvent subir tout au long de la chaîne depuis la production à la la conservation.

Par le biais des animaux que nous consommons quotidiennement comme le poulet, le boeuf, les poissons….élevés de façon intensive avec des cahiers des charges sanitaires + protocoles communs relatif à l’industrie agro-alimentaire, peuvent contenir des substances toxiques via les traitements chimiques, (pesticides, antibiotiques, vaccins, hormones de croissance…) qui leur sont administrés chaque jour, sans oublier leurs produits dérivés !!!  pour se retrouver ensuite dans nos assiettes. Avis aussi aux consommateurs de bons vins non biologiques ! À votre santé !

Si certains métaux (fer, cuivre, zinc, etc…) sous forme d’oligo-élément sont indispensables aux fonctions enzymatiques, leur surcharge provoque des réactions toxiques en perturbant les fonctions enzymatiques. 

En prenant la place des oligo-éléments, ces ML deviennent des perturbateurs endocriniens. Ils entraînent  une mauvaise dégradation des aliments, une mauvaise assimilation des nutriments, un dérèglement de la flore intestinale, pouvant aller jusqu’à la porosité de la muqueuse intestinale….qui laisse alors passer des éléments toxiques dans les tissus voisins. Nos intestins devraient via cette flore intestinale ou microbiote, nous protéger puisque c’est le siège de notre immunité.  Evidemment, une fois nos filtres encrassés, nos défenses naturelles s’affaiblissent et c’est tout le système immunitaire qui trinque, au point de pouvoir développer toutes sortes de troubles y compris une maladie dégénérative ou auto-immune.

Ainsi, les sources de ML peuvent être multiples à commencer dans la bouche au niveau de nos dents avec des anciens « plombages » ou amalgames dentaires (en  plomb de + de 20 ans et plus de 3 à 4). S’ils sont abîmés par une alimentation acidifiante, ils s’altèrent, ainsi Ils peuvent libérer chaque jour un taux plus important de ML que ce que l’organisme ne peut évacuer par lui-même par les systèmes de nettoyage du corps : reins (par les urines), foie (par les intestins via les selles)

Sur le site, STELIOR – qui est le Centre international d’informations, recherches et études sur les troubles du métabolisme et du comportement, basé à Genève, Elke Arod, la  fondatrice de la méthode « delta6 desaturase » insiste sur ce point : voilà ses affirmations « La prolifération de micro-organismes bactériens produit de petites molécules qui traversent la muqueuse intestinale, pénètrent les tissus et affaiblissent le système immunitaire et/ou détériorent la production des neurotransmetteurs essentiels pour le cerveau. Ces processus ont pour conséquence une altération de la structure du cerveau et de son fonctionnement, une modification de la forme des globules rouges ainsi que la diminution de l’efficacité des enzymes digestifs, provoquant ainsi des déficiences fonctionnelles de vitamines indispensables au fonctionnement de l’organisme. Par la suite, les organismes microbiens responsables de l’altération biochimique des protéines humaines occasionnent des perturbations au niveau du système immunitaire, qui identifie les protéines humaines altérées comme étrangères, ce qui conduit à des maladies auto-immunes.» 

Lorsque l’organisme humain subit en sus une intoxication aux métaux lourds (mercure, aluminium, cadmium etc.), les problèmes intestinaux se développent en cascade et beaucoup plus rapidement. »

Ainsi, les ML sont à l’origine de l’augmentation des intolérances alimentaires, de l’inflammation chronique, parasitose chronique…

Quels sont les signes qui peuvent nous inquiéter ? Les premiers signes qui doivent vraiment nous alerter sur l’intoxication aux métaux lourds lorsque celle ci est importante sont :

  • Les douleurs articulaires sur des personnes jeunes ( non liées aux mouvements ou activité physique)
  • Les troubles du comportement, une fatigue excessive inexpliquée et soudaine
  • Nausées, vomissements, diarrhées et fièvres inexpliquées/répétées

    Les 3 analyses possibles pour détecter les métaux lourds :

    1. La moins coûteuse, pas très précise mais remboursée* sauf pour le mercure (comptez environ 40 euros) sera l’analyse de sang, et si les taux de ML sont importants dans le sang, cela veut dire qu’il y en a plus dans les tissus logés (graisses, articulations….). Il faudra alors faire d’autres analyses plus poussées. 
    2. L’analyse des cheveux sur une mèche un peu longue de 5 à 10 cm de longs et pas colorés !!!!car sinon elle ne serait pas analysable, on voit toute l’histoire sur plusieurs mois de toutes les substances toxique. (comptez 80 à 100 euros) laboratoire en suisse (stelior.com), Barbier en France
    3. L’analyse urinaire des porphyrines (marqueur des protéines qui lorsqu’elles sont en contacte avec des ML vont réagir, c’est la plus sûr car on voit les ML circulants + ceux stockés dans le corps.

    Les antidotes en naturopathie

    Il y a des stratégies naturelles en naturopathie pour « chélater »  c’est à dire piéger ces métaux lourds pour pouvoir s’en débarrasser via les urines, les selles, la transpiration, la respiration…. En naturo, on accompagnera toujours un protocole de chélation des ML avec un réglage alimentaire précis (voir protocole en cabinet du naturo), ainsi que le choix de plantes protectrices pour aider le foie à faire son travail de détoxination. Les  plantes à mucilages type Psyllium blond ou Ispaghula (Plantago ovata, Plantago ispaghula) à raison d’1c à soupe/jour pourront être associées aux repas ou des graines de lin finement broyées, pour favoriser le bon fonctionnement du transit et l’élimination par les selles.

    Il est donc primordiale de lutter contre la constipation source d’auto-intoxication par recapture des ML au niveau de la muqueuses intestinale du côlon. Les antioxydants spécifiques* pour soutenir l’élimination naturelle des ML

    Le sélénium : antioxydant majeur connu pour ses vertues détoxifiantes, car il permet de nettoyer l’organisme de molécules toxiques étrangères et notamment des métaux lourds telle que le mercure ou le plomb, le cadmium, l’arsenic ; Le sélénium a une action contre le stress oxydatif de tous les polluants, son apport nutritionnel cependant ne doit pas dépasser la dose maximale de 150 Ug/jour sinon il deviendrait toxique à son tour. Les sources naturelles sont l’huile de germe de blé,  les céréales complètes, la levure de bière, l’ail, l’oignon, le thon, les coquillages et crustacés… Protocole chélation : à voir en cabinet de naturo. 

    La vitamine E ou tocophérol seul antioxydant liposoluble (à besoin de corps gras pour se dissoudre, ex : les huiles, les graisses animales ou végétales). Les sources naturelles sont l’huile de germe de blé, de tournesol, de noix,  le soja, le choux, les céréales complètes. Protocole chélation : à voir en cabinet de naturo.

    Le  zinc tout comme le sélénium a une action synergique dans l’organisme. Un bon apport de ces 2 nutriments permet un effet antioxydant supérieur. Les sources naturelles : huîtres, noix, cacao, germes de blé, oeufs, lentilles, céréales complètes, produits laitiers, foie. Protocole chélation : à voir en cabinet de naturo

    La chlorella : c’est algue d’eau douce que l’on emploie dans les protocoles pour piéger les métaux lourds. Peut être consommée en même tant que le poisson à raison de trois à cinq comprimés au cours du repas (1000- 5000 mg 3X/jour 20 mn avant repas). Cela va permettre d’éviter l’absorption intestinale du mercure contenu dans le poisson ! Protocole chélation : à individualiser en séance.

    La zéolithe : apport minéral naturel microporeux d’origine volcanique qui existe sous de nombreuses sortes mais qui est capable de filtrer et de retenir par un procédé électrique certaines particules de très petites tailles. Elle peut donc être utilisée comme « chélateur » des métaux lourds. Protocole chélation : à voir au cas par cas en séance naturo

    L’ail et l’ail des ours dont les composés soufrés (riche en soufre), plantes qui ont vraiment des vertus antioxydantes et qui permettent de freiner l’absorption des métaux lourds (facile à introduire en cuisine mais pas suffisant pour protocole de chélation). Protocole chélation: en TM 10 gouttes de chaque 3X/jour, 20 mn avant repas.

    La vitamine C : empêche l’assimilation du mercure et de tous les ML sauf l’aluminium, Contribue à les éliminer, favorise l’absorption du fer et du calcium

    Les sources naturelles sont les agrumes, le kiwi, les fruits rouges, le persil, le poivron rouge, le brocoli (consommer au moins 5 fruits et 5 légumes /jour)

    Protocole chélation : 1 à 4 g répartis dans la journée,  fractionner la dose est important. Préférer acide L-ascorbique (version naturelle synthétique) qui n’empêche pas de dormir le soir. 

    Protéger le foie avec 2 plantes majeures hépatoprotectrices des cellules (hépatocytes) comme le Chardon marie (Silybum marianum L.) grâce à la Silymarine (en comprimé 70 mg/gélule- 2 à 6x jour selon notice du labo) + Desmodium (Desmodium adscendens) également anti-allergique et antispasmodique en EPS (5 à 10 ml dilué dans l’eau avant le repas de midi)

    Ne pas oublier de restaurer la muqueuse intestinale ainsi que la protéger avec une prise quotidienne de probiotiques si nécessaire (sous forme de cure selon protocole de naturo). Une muqueuse saine constitue la première barrière immunitaire, à  l’inverse, si celle-ci est poreuse, altérée, elle peut laisser passer “à travers” des substances toxiques, y compris des ML. Ces substances toxiques pénètrent alors plus facilement au coeur des cellules pour y être d’être ainsi emmagasinées et se retrouvent comme on l’a dit alors dans le foie, le cerveau et les articulations. 

    Garder en conscience de réduire la source des « polluants rentrants » facile à éliminer tels que le tabac et les vins non bio, mais augmenter la part des fibres en privilégiant des aliments frais et bio, sources de vitamines et minéraux. Envisager la dépose des amalgames dentaires très anciens sur avis du dentiste. 

    Reprendre une activité physique régulière de qualité et suffisante pour augmenter l’élimination des ML par la transpiration, l’oxygénation des cellules via une respiration adaptée.  

    En conclusion : Si l’on souhaite envisager une chélation des ML, le naturopathe peut vous aider à mettre en place un protocole individualisé et adapté à votre état de santé. Dans tous les cas, demandez l’avis de votre médecin.

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